La  Nuit  de  l’âme 

26 décembre 2019 0 Par kevin Yogami

 

La  Nuit  de  l’âme  ou  Nuit  obscure  exprime  un  phénomène  spirituel  important  à  comprendre  qui,  tôt  ou  tard,  s’insinue,  comme  épreuve  initiatique,  dans  le  destin  d’un  être.   Peu importe la profession qu’on exerce, on peut ressentir un besoin personnel d’accomplir son  destin,  de  confirmer  ses  croyances,  de  réaliser  sa  compétence  dans  son  domaine.    Et  voilà  qu’un jour, ne réussissant pas à sa convenance, surtout si on est perfectionniste et idéaliste, on  peut  en  venir  à  se  remettre  profondément  en  question,  au  point  de  souhaiter  changer  ses  activités ou de devoir d’état ou d’en finir avec la vie.  Nous ne référons pas, en l’occurrence, à  l’épuisement  professionnel  ni  de  la  dépression  psychique,  mais  à  un  sentiment  de  vacuité  intérieure, d’une nostalgie inidentifiable, communément appelée l’angoisse ou le mal de vivre.

Une nuit noire de l’âme est un moment dans votre vie où vous serez attiré dans une situation qui vous met en face de ce que sont pour vous vos pires craintes.
Une période telle survient généralement au moment où vous vous y attendez le moins, et habituellement sans avertissement.
Le point délicat, c’est que vous ne pouvez être attiré dans cette dynamique que lorsque votre maîtrise de la vie indique que vous êtes prêt.
Alors, juste au moment où on dirait que la vie est parfaite, l’équilibre que vous avez réussi constitue le signal que vous êtes prêt au changement. Le déclencheur pour créer le changement sera quelque chose que vous désirez dans la vie, quelque chose auquel vous ne pouvez tout simplement pas résister. Autrement, vous ne plongeriez pas.

 

Lors de la nuit noire, les personnes se rendent compte, et ressentent dans leur corps que tout ce qu’elles pensaient savoir, et qui était fabriqué par le mental, est erroné. Sans préambule, tout s’écroule. La paix apparente laisse alors place à une déprime profonde, un sentiment de vide qu’aucune activité ne trompe, qu’aucune lecture ou séance chez le psy ne semblent soulager. Selon Eckhart Tollé, qui raconte son expérience de nuit noire sur son site, ce sentiment a un sens précis, le retour « à un état d’ignorance où les choses perdent la signification que vous leur aviez donnée et qui était seulement conditionnelle, culturelle, etc. Vous pouvez alors regarder le monde sans imposer un cadre de signification fabriqué par le mental (…). C’est pourquoi c’est si angoissant quand cela vous arrive effectivement plutôt que de l’adopter vraiment consciemment. »

Lorsque ce phénomène se produit, si on n’opte pas pour le changement, à cause de sa  frustration ou de son incompréhension, on pourra choisir diverses échappatoires apparemment  lénifiantes, mais stériles et vaines.  On pourra aller consulter d’autres personnes compétentes  pour comparer ses résultats ou demander des conseils, croyant par-là découvrir le secret pour  mieux s’intégrer et réussir dans la vie, mais sans y parvenir.  On pourra projeter ses problèmes  sur les autres, se donnant raison dans tout, les accusant que tout irait bien s’ils ne faisaient  pas  d’obstruction  à  l’exercice  de  sa  profession  ou  de  sa  compétence.    Ou  on  pourra  écarter  certaines responsabilités inhérentes à son travail, les jugeant hors de son ressort ou de ses  aptitudes, se limitant, se privant d’une occasion de se perfectionner ou d’ajuster des cordes à  son arc.  Ou on pourra se résigner à traverser sa crise, se disant qu’elle ne constitue qu’une  phase sombre et temporaire, en tirant les leçons de ses erreurs pour devenir plus compétent ou  adroit ou pour mieux évoluer.  On choisira alors de se supporter et de se réconforter soi-même,  de sécuriser ceux qui gravitent autour de soi, en acceptant que le meilleur se produise de lui- même, dans cette période de ralentissement ou d’arrêt temporaires, même si on le conçoit, à  vrai dire, bien difficilement.

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Quelle  que  soit  sa  fonction,  on  pourra  toujours  chercher  à  se  convaincre  que  les  stratégies de ce genre, nobles ou avilissantes, peuvent aider à continuer son chemin dans un  monde qui oscille du noir au blanc et du blanc au noir.  En effet, elles satisfont l’ego qui se  gonfle  de  prétention  et  encouragent  à  penser  qu’on  détient  le  contrôle  de  sa  vie  et  de  ses  problèmes,  alors  qu’en  fait  on  manque  de  maîtrise  spirituelle.    En  entrant  en  soi,  si  on  est  honnête, on découvrira qu’on redoute justement de ne pas avoir cet empire sur soi ou cette  domination sur les choses, qu’on n’est peut-être pas aussi compétent qu’on le croit dans l’art  de vivre, qu’on  essaie simplement de se  montrer tel  en  relevant  seul  des défis trop grands,  qu’on peut se tromper, qu’on peut être responsable d’échecs.    En telle situation, si on ne corrige pas la façon dont on se perçoit ou dont on voudrait  continuer à se percevoir, on s’empoisonne mentalement et psychiquement de façon insidieuse.

 

Il faut comprendre que le vrai problème réside dans le fait qu’on n’évolue pas au vrai sens du  terme,  qu’on  s’entretient  dans  la  dualité  et  la  séparativité  par  son  inconscience  et  son  ignorance parce qu’on a coupé son lien avec sa Source intime, se prenant pour un surhomme  ou pour Dieu lui-même, rempli de doute et de scepticisme en regard des aspects spirituels de  l’existence qui, seuls, peuvent combler l’âme de félicité.

 

Thierry Pasquier, un docteur en pharmacie, a vécu cette traversée durant 23 ans. Dans sa 33ème année, alors patron d’un restaurant végétarien, créateur d’un éco village et professeur de Kundalini Yoga, son monde s’effondre. Sa voiture rend l’âme, ses deux chats meurent, sa femme le quitte avec l’un de ses enfants, sa maison est réduite en cendres par un incendie. Il comprend un peu plus tard qu’il traverse une nuit sombre de l’âme. Selon lui, elle serait le résultat « d’une déchirure que nous faisons entre nos vieilles habitudes cellulaires et un autre état d’âme lumineux dont nous n’acceptons pas encore l’intensité ».

 

Dans le cas de la nuit noire, l’obscurité peut se révéler de l’intérieur, sans forcément de cause extérieure connue, comme dans le cas de Thierry. Nous sommes confrontés brutalement aux racines de nos vieux fardeaux émotionnels, à nos peurs les plus profondes, dont certaines que nous n’avions même pas identifiés. Tant que nous n’avons pas vu nos peurs en face, le mental tourne en rond, l’égo est renforcé, un concept intellectuel en chasse un autre, mais aucun n’est réellement intégré par l’expérience du corps.

Les peurs auxquelles nous sommes confrontées, très intimes, sont souvent bien supérieures à tout ce que nous avions connu, à la limite du soutenable. Tant que nous nous identifions à elles, le jeu de l’égo est entretenu, et elles sont alimentées. Thierry Pasquier raconte comment il a déjoué ce cercle pernicieux : « la meilleure chose à faire pour moi était de lâcher-prise sur la souffrance, sur ce qui était là. Juste observer la souffrance, sans mettre un couvercle dessus, ni la faire bouillir en mettant sous la marmite le feu du mental: « comme je suis nul, je tourne en rond, je n’arriverai à rien, j’ai gâché ma vie, je ne change pas malgré mes efforts, etc. » Simplement laisser pleurer le corps, le temps que ça dure, une heure, une journée, une semaine. » Ainsi, on se désidentifie de notre souffrance, on voit émerger notre « vrai » nous, notre « âme ». On reprendre le pouvoir que l’on a donné à notre peur. Tout comme dans le processus de deuil- celui de notre égo négatif -, le déni puis la dépression laissent place à l’acceptation.

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps. Fanny raconte : « J’ai commencé à m’en sortir le jour ou j’ai touché le fond. C’était de mon anniversaire, j’ai passé la journée sur le canapé, les yeux dans le vide. Après plus de deux années dans cet état, je n’en pouvais plus. J’ai compris qu’il fallait que je m’abandonne, que je ne pouvais rien faire d’autre. Et le lendemain j’allais beaucoup mieux. »

lorsque nous lâchons prise, nous nous rendons compte de l’impermanence des pensées et des émotions.

À force de constance et de courage, on arrivera bien, avec l’aide de Dieu, à vaincre ses peurs et  ses velléités de révolte et on émergera dans la Lumière d’un nouveau jour ou d’une nouvelle dimension,  peut-être affaibli, mais rénové et enthousiasmé.  Alors, il faut maintenir fermement le cap sur son Idéal  pour  ne  pas  sombrer  dans  une  autre  période  de  nuit  encore  plus  sombre.    La  nuit  de  l’âme  prépare  toujours une nouvelle mission ou une nouvelle effusion.     Au cours de la Nuit de l’âme, c’est la foi en soi, le courage, la patience, la persévérance, l’abandon  à la vie et l’appel à la Lumière qui importent plus.  Il faut retrouver toutes ses raisons de croire à la vie et  de faire confiance à son Centre divin.  Car il ne s’agit que d’une expérience initiatique, donc probatoire,  qui  signale  un  prochain  renouveau  de  fond  en  comble,  si  l’expérience  est  bien  menée.    Et  c’est  probablement  à  cette  expérience  que  s’exposent  ceux  qui,  en  ce  moment,  ne  s’occupent  pas  de  leur  ascension dans la Lumière.  Ils entreront dans un tunnel de ténèbres qui aboutit, lui aussi, à la Lumière  suprême, mais les y menant par la Voie la plus pénible, la plus périlleuse et la plus longue.

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source
https://lapressegalactique.com/2013/02/06/la-nuit-de-lame/
https://www.inrees.com/articles/nuit-noire-ame-depression/

 

 

 

 

 

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